En 2022, le marché mondial était évalué à 104,05 milliards de dollars et devrait atteindre 202,78 milliards de dollars d’ici 2030, ce qui reflète un taux de croissance annuel de 8,4 %, porté par un double dynamique : l’essor du bien-être comme priorité sociétale, et la transformation des habitudes post-Covid. En France, le taux de fréquentation des salles progresse à nouveau, avec près de 6 millions d’adhérents, dont une majorité de moins de 35 ans.
Mais derrière ces chiffres flatteurs, la création d’une salle de sport reste un défi exigeant. Hausse des loyers commerciaux, montée des exigences sanitaires, segmentation du marché, pression concurrentielle accrue… Les projets les plus solides sont ceux qui articulent trois dimensions clés : une analyse fine du territoire, une proposition d’offre différenciante, et une conception spatiale alignée avec les nouveaux usages.
Créer une salle de sport en 2025, c’est comprendre son environnement avant de dessiner ses murs. C’est penser en stratège, agir en gestionnaire, et construire en créateur d’expérience.
Dans cet article, nous poserons les fondations d’un projet viable, pertinent et pérenne, depuis l’étude d’opportunité jusqu’au choix des équipements et du positionnement. Une approche méthodique pour transformer une ambition sportive en succès entrepreneurial.

Comprendre avant de construire : poser les fondations d’un projet viable
Ouvrir une salle de sport en 2025 ne commence ni par l’achat d’équipements, ni par la conception d’un plan d’architecte. Cela commence par une connaissance fine du terrain. Le marché du fitness évolue rapidement, entre attentes sociétales nouvelles, mutations des modes de vie et montée des enjeux de santé publique.
Avant toute décision stratégique, il est donc essentiel de s’interroger : à qui s’adresse cette salle ? Dans quel environnement s’inscrit-elle ? Quelle valeur unique peut-elle proposer à son territoire ?
C’est cette phase d’analyse, souvent sous-estimée, qui conditionne la pérennité du projet.
Étudier son marché et comprendre son territoire
Avant même de poser la première pierre, un projet de salle de sport doit reposer sur une étude de marché solide. Trop d’initiatives échouent faute d’avoir mesuré la réalité locale : densité de population, habitudes sportives, âge moyen des habitants, dynamisme associatif ou encore typologie des besoins (remise en forme, prévention santé, performance, sport adapté…).
Au-delà du premier exercice, la pérennité reste précaire : près de 50 % des salles ferment dans les cinq premières années d’activité. Ces chiffres mettent en lumière l’importance cruciale d’identifier sa cible, d’analyser la concurrence locale, et de comprendre les dynamiques du territoire avant tout investissement.
Il convient donc de cartographier l’existant : quelles structures sportives sont déjà implantées dans le secteur (clubs, associations, privés) ? Sont-elles saturées ou sous-utilisées ? Quelles plages horaires sont les plus recherchées ? Quels publics ne sont pas encore adressés (seniors, jeunes, femmes, travailleurs en horaires décalés…) ?
L’analyse territoriale ne se limite pas aux statistiques. Elle s’enrichit de rencontres avec les acteurs locaux, d’enquêtes terrain, de retours d’expérience d’autres communes. Une démarche d’écoute proactive permet souvent de révéler des attentes insoupçonnées et d’éviter les fausses bonnes idées.
Définir un positionnement clair et une vision à long terme
L’une des principales erreurs dans la création d’une salle de sport est de vouloir plaire à tout le monde. Or, en 2025, le marché ne récompense pas la dilution, mais la clarté. Dans un paysage saturé, seuls les projets qui portent une identité forte, lisible et différenciante tirent leur épingle du jeu.
Le positionnement, c’est l’ADN du lieu : s’adresse-t-on à des sportifs confirmés ? à un public éloigné de la pratique ? à des familles ? à des travailleurs pressés qui cherchent des formats express ? à des seniors qui veulent rester autonomes ? Chaque cible implique une expérience utilisateur spécifique : type d’équipement, aménagement des espaces, horaires, ambiance, services associés, tarifs.
Un bon positionnement se traduit aussi par une promesse claire, facilement compréhensible : « Un lieu accessible à tous », « Le haut niveau pour tous », « Votre bien-être entre midi et deux », « Un club social avant d’être un club sportif » … Ces messages guident l’aménagement, la communication, les recrutements.
Mais au-delà du positionnement, il faut penser la vision à long terme. La salle ne doit pas être pensée comme un simple lieu de passage, mais comme un acteur du tissu local.
Quel sera son rôle dans cinq ans ? Contribuera-t-elle à la réinsertion ? À la santé publique ? À la cohésion intergénérationnelle ? À l’image d’un quartier ?
Une salle de sport bien ancrée territorialement peut devenir un vecteur de fierté, un moteur de lien social et une vitrine de l’innovation locale.
Selon le rapport 2024 de l’Association of Fitness Studios, les studios spécialisés avec un positionnement communautaire et des services ciblés, affichent un taux de rétention moyen de 75,9 %, contre seulement 71,4 % pour les salles de sport traditionnelles. Ce différentiel, bien qu’apparemment modeste, se révèle crucial sur la durée : une meilleure fidélisation permet de sécuriser les revenus, d’optimiser les coûts d’acquisition et d’offrir une expérience plus cohérente et personnalisée.

Penser l’expérience utilisateur avant même la première brique
Une salle de sport ne se résume pas à un alignement d’équipements ou à une liste de prestations. Elle incarne une promesse. Celle d’un lieu où l’on se dépasse, où l’on se sent bien, où l’on revient. À l’heure où la concurrence est rude et les attentes des usagers plus affinées, il devient essentiel de concevoir un espace qui ne soit pas seulement fonctionnel, mais véritablement pensé pour l’expérience humaine, physique et émotionnelle.
L’architecture de l’engagement : circulation, lumière, atmosphère
L’architecture d’une salle de sport n’est jamais neutre. Elle influence directement la motivation, le confort et la fidélité des usagers. Dès l’entrée, le parcours spatial conditionne le rapport au lieu. Une circulation bien pensée facilite la prise de repères, limite les frictions et fluidifie les transitions entre les différentes zones d’activité.
Les meilleurs projets définissent des espaces lisibles, ouverts mais structurés, où chaque zone répond à une intention précise : effort, récupération, mobilité, échange. L’objectif est double : rassurer les débutants en rendant l’espace intuitif, tout en offrant aux habitués un environnement lisible et optimisé.
La lumière, elle aussi, agit comme un levier psychologique puissant. Lorsqu’elle est naturelle, elle stimule la concentration, améliore l’humeur et réduit la sensation de fatigue. Dans les cas où cette lumière fait défaut, il est essentiel de travailler un éclairage différencié selon les usages. Trop d’équipements souffrent encore d’un éclairage uniforme et froid, qui accentue la déshumanisation des lieux.
L’ambiance acoustique, la qualité de l’air, le choix des matériaux participent à créer une expérience globale cohérente. Une mauvaise isolation phonique peut décourager certains profils, tout comme une ventilation négligée nuit à l’image du lieu. Inversement, une attention portée aux textures, aux coloris, à l’ergonomie du mobilier ou au traitement sonore peut transformer une salle banale en espace ressourçant.
En somme, il ne s’agit pas seulement de construire un espace fonctionnel, mais de concevoir un lieu dans lequel le corps et l’esprit trouvent une forme d’équilibre. Car une salle bien pensée n’est pas qu’un espace d’effort. C’est un espace d’adhésion.
Choix des équipements : allier polyvalence, performance et cohérence
Le choix des équipements sportifs ne doit jamais être réduit à une simple question de budget ou de design. Il s’agit d’un levier stratégique, directement lié à l’attractivité de la salle, à la diversité des publics qu’elle pourra accueillir, et à sa capacité à évoluer avec les usages.
Trop d’équipements sont encore pensés sans véritable cohérence d’ensemble. Résultat : des appareils sous-utilisés, des frustrations chez les pratiquants, et une image dégradée de la structure. À l’inverse, une sélection raisonnée, fondée sur une étude des profils utilisateurs, des pics de fréquentation et des besoins locaux, permet d’optimiser chaque mètre carré et de valoriser les investissements.
Une salle moderne doit intégrer plusieurs niveaux de pratique qui suppose des zones différenciées. La question de la durabilité ne peut plus être écartée. Le matériel doit résister à une forte rotation d’usage, être facilement maintenable et offrir des garanties techniques solides. De plus en plus de gestionnaires intègrent aujourd’hui des critères environnementaux dans leur cahier des charges : consommation énergétique des équipements, matériaux recyclables, réparabilité.
Enfin, il ne faut pas négliger le rôle des outils connectés. Ils permettent un suivi de performance, une personnalisation des parcours, et un lien renforcé avec l’usager, prolongeant ainsi l’expérience au-delà du lieu physique. Ces données, si elles sont bien exploitées, constituent un atout pour piloter la fréquentation, anticiper les besoins et ajuster l’offre.
Choisir un équipement, ce n’est donc pas simplement cocher une ligne sur un devis. C’est faire un choix politique, ergonomique et économique à la fois.
Piloter un projet rentable et durable : équilibre économique et vision à long terme
Créer une salle de sport ne s’improvise pas. Le succès d’un tel projet repose autant sur la qualité de l’offre que sur la solidité du modèle économique. Entre investissements de départ, charges d’exploitation, saisonnalité et fidélisation client, il est impératif de penser le projet comme une entreprise viable, inscrite dans son temps mais capable de durer.
Construire un modèle économique réaliste et ajustable
Créer une salle de sport, c’est avant tout bâtir un projet entrepreneurial. Derrière les tapis de course et les haltères se cache une équation financière complexe, où chaque décision d’aménagement, de tarification ou de recrutement peut avoir des répercussions sur la viabilité du modèle.
Selon Légal Place, le coût moyen d’installation d’une salle de sport se situe entre 150 000 et 500 000 euros, voire plus encore en fonction de la surface, de l’emplacement, du type d’équipement et de l’ambition du concept. Ce budget comprend l’achat ou la location du local, les travaux d’aménagement, l’acquisition des équipements, le mobilier d’accueil, les systèmes de gestion et d’accès, les frais de communication, et bien sûr la trésorerie nécessaire pour faire face aux premiers mois d’activité.
Mais un investissement important ne garantit pas la rentabilité. Ce qui fait la différence, c’est la capacité à penser un modèle ajustable qui s’adapte aux variations de fréquentation, qui diversifie ses sources de revenus et qui maîtrise ses coûts fixes avec rigueur.
Les salles les plus performantes, selon l’étude de Xerfi Precepta, sont celles qui ne se contentent pas de proposer un abonnement standard, mais qui multiplient les canaux de chiffre d’affaires : cours collectifs à forte valeur ajoutée, offres entreprises, coaching personnalisé …
Un autre facteur clé réside dans l’adaptation à son territoire. Une salle située en milieu rural n’aura pas les mêmes contraintes ni les mêmes leviers qu’un club urbain de centre-ville. Connaître le pouvoir d’achat local, les habitudes sportives, la présence ou non de confrères, les partenariats : autant de paramètres qui influent directement sur le succès du projet.
Enfin, il ne faut pas sous-estimer la question de la gestion quotidienne. Une salle bien conçue est aussi une salle facile à piloter :
Un planning d’activités bien rempli mais optimisé,
Des logiciels de gestion intuitifs,
Une stratégie de communication maîtrisée,
Un personnel formé et polyvalent.
Car au-delà du rêve entrepreneurial, une salle de sport reste une entreprise. Et c’est en maîtrisant les fondamentaux économiques qu’elle pourra durer, croître et s’inscrire durablement dans son territoire.

Financer son projet de salle de sport : entre stratégie, souplesse et accompagnement
Créer une salle de sport en 2025 implique un investissement conséquent, mais cela ne signifie pas pour autant une immobilisation massive de votre capital. Grâce à des solutions de financement professionnelles, souples et ciblées, il est désormais possible de concrétiser un projet ambitieux tout en préservant votre trésorerie.
Le leasing simple, par exemple, permet de financer jusqu’à 100 % de votre projet, qu’il s’agisse d’équipements, de sol, d’aménagements ou même de la livraison et de l’installation. Avec des durées flexibles allant de 12 à 60 mois, ce mode de financement offre une véritable maîtrise du budget, tout en optimisant le retour sur investissement.
Pour les porteurs de projet en phase de montée en charge, le leasing avec premier loyer majoré constitue une alternative stratégique. Il permet de moduler l’apport initial afin de lisser les mensualités futures, accompagnant ainsi le développement progressif de votre activité.
Ce type de solutions se distingue également par la simplicité du processus : étude personnalisée, signature numérique, accompagnement dédié… tout est conçu pour gagner en efficacité sans compromettre la qualité du suivi.
Créer une salle de sport en 2025, c’est bien plus qu’ériger un espace d’entraînement. C’est répondre à des mutations sociales, économiques et sanitaires profonds. C’est s’inscrire dans une logique de territoire, d’inclusion, de santé publique et de performance collective. Mais c’est aussi, et surtout, faire les bons choix dès le départ : comprendre les attentes, anticiper les usages, maîtriser les coûts, penser chaque mètre carré avec cohérence et sens.
Un tel projet ne s’improvise pas. Il requiert un regard expert, une écoute fine des besoins locaux, une capacité à traduire les enjeux politiques et humains en solutions concrètes, durables et inspirantes.
Ce partenaire, c’est Inteam.
Avec une expertise éprouvée dans la conception, l’équipement, le financement et la maintenance d’espaces sportifs, Inteam accompagne les porteurs de projet publics et privés à chaque étape. Parce qu’il ne s’agit pas seulement de construire une salle, mais d’ancrer un projet dans la réalité et d’en faire un levier de transformation pour votre commune, votre entreprise ou votre communauté.










Concevoir un espace sportif sur-mesure



























